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DECLARATION
L'achropol , en réunion lors de la cérémonie de présentation
de voeux entre ses membres, fait la déclaration suivante:
L'achropol n'avait expressément pas programmé des activités
et était resté dans le mutisme total durant l'année 2002
, suite aux événements politiques qu'on connaît. En effet,
ses membres en particulier et tous les journalistes en général
étaient , durant cette période , pratiquement accaparés
par leurs tâches. L'ACHROPOL a de ce fait, laissé ses membres
à vaquer en toute liberté à leurs occupations.
Malgré les conséquences désastreuses, qui, inhérentes à cette crise, restent encore palpables jusqu'à ce jour, Madagascar et le peuple malgache peuvent maintenant se réjouir d'avoir pu sortir de cette situation catastrophique qu'ils ont vécue.
Plus particulièrement, en matière de gouvernance et politique, l'alternance de pouvoir n'est plus discutable. Les pouvoirs de l'actuel régime sont maintenant entièrement constitués.
Les autorités actuelles ont, à maintes reprises, réitéré que la gestion de la crise devrait principalement et exceptionnellement rester le seul principe adopté par les médias durant l'année 2002. L'ACHROPOL , avec le retour des choses à la normale, estime ainsi que les journalistes malgaches doivent maintenant jouir pleinement de leur droit fondamental: exercer leur métier en toute indépendance, dans la démocratie et avec transparence totale.
AINSI, L'ACHROPOL
1°-appelle l'Etat, les patrons de presse et le peuple à laisser les journalistes , surtout politiques, exercer leur profession en toute liberté, franchise, avec professionnalisme, sans contraintes ni intimidations.
2°-espère que l'indépendance, la démocratie et la transparence vont désormais rester les principes généraux irréversibles devant réguler l'exercice du métier.
3°-Concernant le projet de code de la communication dit que:
les efforts, déployés par les autorités concernées
et visant à recueillir le maximum de suggestions dans le dessein d'améliorer
son contenu , sont positifs.
Son bureau exécutif fera parvenir , au moment voulu, son dossier de
suggestions et de recommandations .
La diffusion du projet reste restreinte . Ce qui amène bien de professionnels
du métier, surtout ceux dans les provinces, à ne pas pouvoir
y apporter leurs suggestions.
C'est le projet 2000 qui est actuellement remis sur le tapis, sans les recommandations
adoptées par les « Etats-Généraux ».
Les dispositions restrictives, valant presque de l'intimidation, y prennent
trop de places prépondérantes.
Les représentants de l'Etat seront majoritaires (2/3) au sein du CNRC
(conseil national de régulation de la communication). Une situation
qui pourrait anéantir l'indépendance de cette structure.
Seul l'ordre des journalistes de Madagascar peut à même de pouvoir
représenter et défendre la profession et les journalistes. Cette
structure doit ainsi figurer dans le projet.
4°-Déclare reprendre normalement ses activités et remercie déjà tous ceux qui pourront y contribuer avec lui.
Fait à Antananarivo , le 15 janvier 2003
Pour le bureau exécutif
Le secrétaire Général
(Rolly Mercia)
Le président
Johary Ravoajanahary